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        <title>DÉBAT DU MEDEF : LES PATRONS DÉJÀ BLASÉS PAR LES CANDIDATS</title>
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        <description>⚠️ SAUVEZ LE MÉDIA, DEVENEZ DONATEUR MENSUEL : 👉 https://lmdtv.fr/capsur10k-youtube C'était l'ambiance dès le début : dans ses premiers mots, Gabriel Attal charge Jean-Luc Mélenchon sur la base d'une… fake news. Il demande des excuses au leader de la FI pour les propos de Manon Aubry, qui aurait qualifié les entrepreneurs de « nuisibles ». Or elle parlait des milliardaires. Rien à voir. Standing ovation du public, composé en grande majorité d'adhérents du MEDEF. Avant le débat, JLM avait annoncé la couleur : il n'allait pas nuancer son discours pour plaire aux MEDEF, mais il allait "dire leurs quatres vérités aux patrons" Et la suite n'allait pas arranger les affaires du candidat de la France insoumise, avec la première thématique : la dette. Un intervenant commence par une tentative de déconstruction de l'idée d'une annulation de la dette, proposition phare de la France insoumise pour 2027, régulièrement ciblée par les libéraux. De quoi déstabiliser le candidat insoumis ? Pas du tout. Contre-offensive claire de JLM devant une centaine de chefs d'entreprise : « Si nous supprimons toutes les aides à l'entreprise, le déficit est fini. » Malgré les rigolades aperçues dans les couloirs entre les deux candidats, c'est au tour d'Édouard Philippe de charger Jean-Luc Mélenchon, en invoquant la vieille frayeur d'une crise à la grecque. Non sans créer un moment d'humour avec le candidat de la France insoumise : « Mon voisin de gauche m'interrompt… c'est doublement mon voisin de gauche ! » Le débat sur la dette est resté peu audible : Le Pen échangeait des coups avec Attal, Philippe et Retailleau sur le niveau des dépenses publiques et de l'imposition sous Macron, mais la centralité de la dette n'a jamais été remise en question. Raphaël Glucksmann, lui, a déplacé le problème sur un terrain qu'il maîtrise : l'échelle européenne. L'eurodéputé Place publique a affirmé que « le prochain président doit taper sur la table à Bruxelles pour défendre les entreprises européennes face à la Chine », tout en ciblant Marine Le Pen sur ses réponses sur la dette. Seuls Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier ont tenté de dépasser le cadrage choisi par le MEDEF : le candidat de la FI a averti sur les salaires « si on n'augmente pas les salaires, on fera face à une récession », ce qui a entraîné les rires de la salle, tandis que la cheffe des écologistes a insisté sur l'importance des dépenses sociales, en prenant l'exemple de la responsabilité du gouvernement dans la baisse du nombre de canadairs après les méga-feux de cet été. Dès les premières prises de parole de la candidate d'extrême droite, applaudissements généraux. Il est vrai que son arrivée ne laissait pas supposer l'ombre d'un cordon sanitaire chez les patrons et les adhérents du MEDEF : certains prenaient des photos, d'autres attendaient derrière les journalistes pour apercevoir au loin sa déambulation vers le court Philippe-Chatrier. Lors du débat, dès ses premières interventions, Marine Le Pen a pu profiter des salves d'applaudissements des quelque 6 000 invités du MEDEF. Lors de notre reportage sur place avec mon collègue Andrei Manivit, un adhérent du MEDEF nous a parlé de son aversion pour « les extrêmes ». Mais si Jean-Luc Mélenchon a subi les rires de la salle en proposant d'augmenter les salaires pour éviter la récession, une crainte confirmée depuis par les prévisions de l'INSEE, Marine Le Pen n'a eu à se soucier d'aucune forme d'hostilité de la part des patrons. Ses propositions s'articulaient autour d'« un plan de baisse drastique des dépenses de l'État » : de quoi mettre les ciseaux dans la main des patrons pour sectionner sans sourciller le cordon sanitaire. Sur le court, trois des sept candidats ont partagé un conseil des ministres avec Emmanuel Macron : Bruno Retailleau, Édouard Philippe et Gabriel Attal. Difficile, donc, de ne pas assumer le bilan du président. Jean-Luc Mélenchon l'a rappelé à plusieurs reprises, notamment par son usage régulier du « vous » pour parler de ce bilan lorsqu'il s'adresse à Attal et Philippe. Exemple lors du débat sur la Sécurité sociale, où le leader de la FI accuse les deux ex-premiers ministres d'avoir transféré les cotisations de la Sécurité sociale dans le budget de l'État. Une problématique qui va suivre Philippe et Attal tout au long du débat : Marine Tondelier n'a pas hésité à rappeler à Attal qu'il était responsable de la baisse du budget du Fonds vert. En juillet, un sondage YouGov pour Le HuffPost établissait à 76 % la part de mécontentement envers Emmanuel Macron. Ses héritiers vont devoir assumer ce bilan tout au long de la campagne, et chaque proposition sera toujours suivie d'un « Pourquoi ne l'avez-vous pas fait lorsque vous étiez au pouvoir ? ». ▶ Soutenez Le Média : 👉 https://soutenez.lemediatv.fr (CB - SEPA - Chèque) 👉 https://dons.lemediatv.fr (CB - SEPA - Chèque)</description>
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